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Créer son pendule

 ✨Le fait main – Principe – Matériaux – Intentions – Rencontre – Co-élaboration – Récit ✨


Il existe une multitude de pendules. Des objets achetés, transmis, hérités, parfois choisis sur un coup d’œil ou de cœur.

Et puis il y a le pendule que l’on crée.

Non pas pour posséder un objet de plus mais pour entrer dans un processus. Un chemin où la matière, le geste, le temps et l’attention se rencontrent.

Créer son pendule, ce n’est pas fabriquer un outil. C’est ouvrir une relation.


1. Le fait main : un objet qui naît d’un lien


Un pendule fait main n’est jamais neutre.

Il porte :

  • le temps qui lui a été consacré

  • les gestes répétés, parfois hésitants

  • l’attention portée aux formes et aux matières

  • l’état intérieur de celui ou celle qui crée


Contrairement à un objet acheté, il n’arrive pas déjà chargé d’histoires étrangères. Il se construit en même temps que le lien.

Le pendule devient alors une extension sensible, un intermédiaire entre le corps, la perception et le monde.



2. Principe : une mécanique simple et universelle


Ici, le mot principe ne désigne pas une croyance. Il désigne un principe mécanique.

Un pendule, c’est :

  • un poids

  • suspendu à un point fixe

  • décrivant une oscillation selon un rayon

En ce sens, toute construction de ce type est un pendule. Qu'il soit en bois, en métal, en pierre, en verre ou en simple objet détourné.


En trois dimensions, la matière importe moins que :

  • la répartition du poids

  • la liberté du mouvement

  • la relation entre le point d’ancrage et la masse


Cette simplicité est essentielle. Elle rappelle que le pendule n’est pas ésotérique par nature. Il est une forme universelle de mouvement.


3. Matériaux : une liberté presque totale


À partir de ce principe, tout devient possible.

Bois, pierre, métal, os, terre cuite, coquillage, perle, écrou…Les matériaux peuvent être :

  • naturels ou transformés

  • modestes ou précieux

  • symboliques ou purement pratiques


Le choix se fait rarement par la tête seule. Il passe par le corps, le toucher, l’évidence.

Le fil, la chaîne ou le lien comptent tout autant :

  • coton, cuir, laine pour une approche organique

  • métal pour une réponse plus directe

Il n’existe pas de “bon” matériau. Il existe une justesse de relation.



4. Intentions : orienter sans alourdir


L’intention n’est pas là pour programmer. Elle n’est pas un ordre donné à l’objet.

Elle est une orientation.

On peut :

  • laisser l’intuition et la créativité se déployer librement

  • ou poser une intention simple et la laisser travailler dans le temps


Dans tous les cas, l’intention gagne à rester légère. Elle parle moins de résultats que de nature d’interaction :

  • explorer

  • dialoguer

  • accompagner

  • écouter

  • observer


L’attention ne se limite pas à la pensée. Elle s’incarne aussi dans :

  • le choix du lieu

  • l’ambiance, le silence ou la musique

  • le rythme de création

Un pendule peut se créer en une heure, ou sur plusieurs jours, plusieurs semaines. Le temps fait partie intégrante de l’objet.


5. Imprégnation et cheminement


La conception ne s’arrête pas au façonnage.

Un pendule peut être associé à :

  • des lieux

  • des dates

  • des événements

  • des paysages


On peut choisir de :

  • flammer le bois

  • immerger l’objet dans l’eau, la mer, la terre

  • l’exposer au soleil, à la nuit, aux étoiles

  • l’emmener dans des lieux naturels ou symboliques


Certains choisissent aussi de l’associer :

  • aux animaux

  • à un territoire

  • à un objectif précis (soin, recherche, exploration)

Il ne s’agit pas de “charger", mais de raconter une histoire à travers la matière.



6. Rencontre et premiers pas : quand le pendule “s’anime”


Dans le processus de création, il arrive souvent un moment particulier. Difficile à dater. Mais reconnaissable.

Un moment où l’on sent que le pendule “s’anime”.

Jusque-là, il était un objet. Un poids, un fil, une forme.

Puis, quelque chose bascule.

Il devient un compagnon de relation.


À partir de là, un monde d’emploi commence à se dessiner. Non comme une décision mentale, mais comme une évidence progressive.

Ce monde apparaît dans :

  • la manière dont on le tient

  • son poids dans la main

  • la façon dont il oscille

  • les trajectoires qu’il trace dans l’air

Certains pendules appellent la précision. D’autres l’amplitude. Certains semblent faits pour explorer, d’autres pour accompagner, soigner, observer.

Ces affinités se ressentent. A travers l’écoute, le corps, parfois l’émotion.

Les premiers pas ne consistent pas à interroger, mais à observer la relation.


7. Co-élaboration : créer à plusieurs mains


Créer son pendule ne signifie pas tout faire seul.

La conception peut être une co-élaboration :

  • l’un perçoit la forme

  • un autre possède les outils

  • un troisième apporte un geste précis

Un menuisier peut tourner le bois. Un orfèvre travailler le métal. Une couturière ou une brodeuse tisser certains éléments.

Ce n’est pas une délégation, mais une circulation de la vision.

Chaque main laisse une trace. Et le pendule devient un objet relationnel, né de plusieurs présences.



8. Récit : ce que le pendule transmet


Un pendule fait main raconte toujours une histoire.

Une histoire de :

  • rapport au monde

  • spiritualité

  • culture

  • chemin personnel

Et cette histoire ne s’arrête pas à sa fabrication. Elle se prolonge dans l’usage, dans les contextes où il est emmené, dans les questions qu’on lui adresse.


Créer son pendule, c’est accepter que la conception ne s’achève jamais vraiment. Elle continue tant que la relation est vivante.

Le pendule n’est alors plus un objet. Il devient un espace de dialogue.

 

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