Créer son pendule
- sebastien-mahier
- 7 janv.
- 4 min de lecture
✨Le fait main – Principe – Matériaux – Intentions – Rencontre – Co-élaboration – Récit ✨
Il existe une multitude de pendules. Des objets achetés, transmis, hérités, parfois choisis sur un coup d’œil ou de cœur.
Et puis il y a le pendule que l’on crée.
Non pas pour posséder un objet de plus mais pour entrer dans un processus. Un chemin où la matière, le geste, le temps et l’attention se rencontrent.
Créer son pendule, ce n’est pas fabriquer un outil. C’est ouvrir une relation.
1. Le fait main : un objet qui naît d’un lien
Un pendule fait main n’est jamais neutre.
Il porte :
le temps qui lui a été consacré
les gestes répétés, parfois hésitants
l’attention portée aux formes et aux matières
l’état intérieur de celui ou celle qui crée
Contrairement à un objet acheté, il n’arrive pas déjà chargé d’histoires étrangères. Il se construit en même temps que le lien.
Le pendule devient alors une extension sensible, un intermédiaire entre le corps, la perception et le monde.

2. Principe : une mécanique simple et universelle
Ici, le mot principe ne désigne pas une croyance. Il désigne un principe mécanique.
Un pendule, c’est :
un poids
suspendu à un point fixe
décrivant une oscillation selon un rayon
En ce sens, toute construction de ce type est un pendule. Qu'il soit en bois, en métal, en pierre, en verre ou en simple objet détourné.
En trois dimensions, la matière importe moins que :
la répartition du poids
la liberté du mouvement
la relation entre le point d’ancrage et la masse
Cette simplicité est essentielle. Elle rappelle que le pendule n’est pas ésotérique par nature. Il est une forme universelle de mouvement.
3. Matériaux : une liberté presque totale
À partir de ce principe, tout devient possible.
Bois, pierre, métal, os, terre cuite, coquillage, perle, écrou…Les matériaux peuvent être :
naturels ou transformés
modestes ou précieux
symboliques ou purement pratiques
Le choix se fait rarement par la tête seule. Il passe par le corps, le toucher, l’évidence.
Le fil, la chaîne ou le lien comptent tout autant :
coton, cuir, laine pour une approche organique
métal pour une réponse plus directe
Il n’existe pas de “bon” matériau. Il existe une justesse de relation.

4. Intentions : orienter sans alourdir
L’intention n’est pas là pour programmer. Elle n’est pas un ordre donné à l’objet.
Elle est une orientation.
On peut :
laisser l’intuition et la créativité se déployer librement
ou poser une intention simple et la laisser travailler dans le temps
Dans tous les cas, l’intention gagne à rester légère. Elle parle moins de résultats que de nature d’interaction :
explorer
dialoguer
accompagner
écouter
observer
L’attention ne se limite pas à la pensée. Elle s’incarne aussi dans :
le choix du lieu
l’ambiance, le silence ou la musique
le rythme de création
Un pendule peut se créer en une heure, ou sur plusieurs jours, plusieurs semaines. Le temps fait partie intégrante de l’objet.
5. Imprégnation et cheminement
La conception ne s’arrête pas au façonnage.
Un pendule peut être associé à :
des lieux
des dates
des événements
des paysages
On peut choisir de :
flammer le bois
immerger l’objet dans l’eau, la mer, la terre
l’exposer au soleil, à la nuit, aux étoiles
l’emmener dans des lieux naturels ou symboliques
Certains choisissent aussi de l’associer :
aux animaux
à un territoire
à un objectif précis (soin, recherche, exploration)
Il ne s’agit pas de “charger", mais de raconter une histoire à travers la matière.

6. Rencontre et premiers pas : quand le pendule “s’anime”
Dans le processus de création, il arrive souvent un moment particulier. Difficile à dater. Mais reconnaissable.
Un moment où l’on sent que le pendule “s’anime”.
Jusque-là, il était un objet. Un poids, un fil, une forme.
Puis, quelque chose bascule.
Il devient un compagnon de relation.
À partir de là, un monde d’emploi commence à se dessiner. Non comme une décision mentale, mais comme une évidence progressive.
Ce monde apparaît dans :
la manière dont on le tient
son poids dans la main
la façon dont il oscille
les trajectoires qu’il trace dans l’air
Certains pendules appellent la précision. D’autres l’amplitude. Certains semblent faits pour explorer, d’autres pour accompagner, soigner, observer.
Ces affinités se ressentent. A travers l’écoute, le corps, parfois l’émotion.
Les premiers pas ne consistent pas à interroger, mais à observer la relation.
7. Co-élaboration : créer à plusieurs mains
Créer son pendule ne signifie pas tout faire seul.
La conception peut être une co-élaboration :
l’un perçoit la forme
un autre possède les outils
un troisième apporte un geste précis
Un menuisier peut tourner le bois. Un orfèvre travailler le métal. Une couturière ou une brodeuse tisser certains éléments.
Ce n’est pas une délégation, mais une circulation de la vision.
Chaque main laisse une trace. Et le pendule devient un objet relationnel, né de plusieurs présences.

8. Récit : ce que le pendule transmet
Un pendule fait main raconte toujours une histoire.
Une histoire de :
rapport au monde
spiritualité
culture
chemin personnel
Et cette histoire ne s’arrête pas à sa fabrication. Elle se prolonge dans l’usage, dans les contextes où il est emmené, dans les questions qu’on lui adresse.
Créer son pendule, c’est accepter que la conception ne s’achève jamais vraiment. Elle continue tant que la relation est vivante.
Le pendule n’est alors plus un objet. Il devient un espace de dialogue.
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